Coupe de la Souveraineté de Handball : L’équipe cadette de Dosso à l'épreuve du terrain et des moyen
Présente lors de la 3ᵉ édition de la Coupe de la Souveraineté du Président de la République, l’équipe cadette de handball de Dosso défend fièrement les couleurs de sa région. Madame Diallo Hannatou, Directrice du centre Olympafrica de Dosso, dresse le bilan des premières prestations de ses jeunes protégés et lance un vibrant appel au soutien du sport local.
Un parcours prometteur malgré les difficultés
En l'absence d'une sélection senior dans la région, c'est l'équipe cadette masculine, composée de 16 joueurs, qui a été mobilisée pour représenter Dosso à Niamey. Dès les premières rencontres, les jeunes Dossolais ont montré un visage combatif.
Après une courte défaite d'un seul but face à l'équipe de Tahoua lors du match d'ouverture — une déconvenue attribuée au stress de l'entame de compétition —, le groupe s'est brillamment ressaisi. Lors de la deuxième journée, ils ont largement dominé la formation de Madaoua sur le score sans appel de 57 à 8. Un succès convaincant qui relance les espoirs de la délégation avant d'affronter la formation de la Gendarmerie Nationale (GNM).
Le cri du cœur pour le financement du sport régional
Derrière la détermination affichée sur le terrain se cache toutefois une réalité financière précaire. La directrice du centre Olympafrica n'a pas caché son amertume face au manque récurrent d'investissements de la part des acteurs économiques et institutionnels locaux.
« Avant d'effectuer ce déplacement, nous avons transmis près d'une dizaine de demandes de soutien. Malheureusement, aucune n'a trouvé d'écho favorable. C'est le grand problème à Dosso : le manque d'implication dans la formation des jeunes. À chaque compétition nationale, nous apparaissons comme les mal lotis. Sans la solidarité de la Ligue régionale, les enfants ne pourraient tout simplement pas participer. » — Diallo Hannatou, Directrice du centre Olympafrica de Dosso.
Relance d'Olympafrica et sensibilisation des familles
Malgré ces contraintes logistiques, la direction du centre prépare déjà l'avenir. À la suite de cette compétition, le complexe Olympafrica de Dosso compte enclencher une dynamique nouvelle, matérialisée par l'organisation prochaine d'un tournoi général (TGV) afin de structurer les disciplines dès la base et d'aborder les prochaines saisons avec de meilleures ambitions.
Par ailleurs, la patronne du centre pointe du doigt un autre frein majeur au développement du sport féminin dans la région : la réticence de certains parents.
« À Dosso, la jeunesse aime le sport. Mais nous me heurtons à des blocages culturels concernant la pratique sportive des filles. Il est temps de mener des actions de sensibilisation pour faire comprendre que le sport favorise l'épanouissement scolaire, la santé et l'apprentissage de la vie en collectivité. On ne doit plus priver une jeune fille de ces opportunités. »