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Santé 🚨 URGENT Il y a 12 jours
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Examens d’État en Santé au Niger : L’IPSP Dénonce une "Injustice à Deux Vitesses" et Interpelle la C

Niamey – À la veille de l’installation et du démarrage des travaux de la Commission nationale chargée des examens de certification en santé, la gestion du secteur de la formation professionnelle privée suscite de vives tensions. Lors d’un point de presse animé ce vendredi 28 août 2026, Abdoulaye Sanda Maïga, Directeur Général de l’Institut Pratique de Santé Publique (IPSP), a publiquement tiré la sonnette d'alarme. En cause : le non-respect des décisions de fermeture d’établissements privés dans plusieurs départements et l’inscription suspecte de candidats issus d'écoles théoriquement hors-service.

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Issa
Journaliste Niger Times
Examens d’État en Santé au Niger : L’IPSP Dénonce une "Injustice à Deux Vitesses" et Interpelle la C

Une mesure transitoire expirée en 2025

Pour comprendre l'origine du litige, il faut remonter au 8 octobre 2022. À cette date, les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle – sur recommandation du ministère de la Santé publique après un audit dénonçant l'insuffisance des plateaux techniques locaux – avaient ordonné la fermeture de plusieurs établissements privés situés dans les départements.

Une mesure transitoire avait toutefois été accordée par correspondance ministérielle le 21 octobre 2022. Elle autorisait les élèves déjà inscrits à achever leur cursus (2ᵉ et 3ᵉ années) jusqu'à la fin de l'année académique 2024-2025. Dès lors, aucun recrutement de nouvelles promotions en 1ʳᵉ année ne devait avoir lieu, scellant la fin définitive des activités de ces centres au plus tard en août 2025.

« Deux poids, deux mesures »

Selon le patron de l'IPSP, seul son établissement basé à Birni N'Konni a scrupuleusement appliqué la décision administrative en arrêtant ses recrutements et en remboursant les étudiants impactés. « Nous constatons avec amertume que toutes les autres écoles frappées par cette interdiction ont continué d'inscrire des élèves et de fonctionner en toute impunité pendant trois ans », a martelé M. Maïga, listant plusieurs structures situées notamment à Arlit, Gaya, Dosso, Filingué, Téra ou Tessaoua.

Plus grave encore : alors que les inscriptions pour les examens de certification 2026 s'effectuent désormais via une plateforme numérique centralisée, ces établissements officiellement fermés y font figurer leurs candidats. « Ces écoles ne se cachent même plus. Elles inscrivent leurs étudiants au vu et au su de la tutelle. Est-ce normal d'accepter les dossiers présentés par des structures non autorisées alors qu'on rejette ceux d'écoles régulières pour de simples vices de forme ? », s'est-il indigné, dénonçant un manque de rigueur et un traitement discriminatoire qui sapent les efforts de refondation et de civisme.

L'appel pressant aux membres assermentés de la Commission

Pourtant, une décision de la Cour d'État rendue le 21 mars 2026 a annulé l'arrêté ministériel de fermeture de 2022, ouvrant la voie à une réouverture légale des établissements concernés pour l'année académique 2026-2027. Mais pour la session d'examen 2026, couvrant l'année 2025-2026, ces écoles demeuraient frappées d'illégalité.

Malgré plusieurs correspondances officielles déposées en main propre le 4 mars dernier auprès des ministères de tutelle et de la présidence de la Commission nationale des examens, l'IPSP indique n'avoir reçu aucune réponse.

Abdoulaye Sanda Maïga en appelle désormais à la responsabilité et à l'éthique des membres assermentés de la Commission nationale : « La première étape d'un examen national consiste à vérifier l'éligibilité des écoles. Nous demandons simplement que la justice et le droit s'appliquent. On ne peut pas bâtir une refondation sur le piétinement des règles. »

L'éternelle ardoise des diplômes d'État

Profitant de cette tribune, le Directeur Général de l'IPSP a également soulevé le problème récurrent de la non-délivrance des diplômes d'État. Depuis le lancement des examens uniques de certification en 2011, seule la toute première promotion aurait reçu ses parchemins officiels. Depuis 2012, les lauréats doivent se contenter d'attestations provisoires dont la durée de validité théorique ne dépasse pas un an, ce qui pénalise lourdement les diplômés lors des concours administratifs ou à l'international.

M. Maïga a exhorté les autorités administratives à trouver des mécanismes d'impression sécurisés pour mettre fin à plus d'une décennie de précarité documentaire et préserver la crédibilité internationale du système de santé nigérien.

 Issa Moussa 

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