Fondation Merck : les Premières Dames d’Angola et du Nigeria alertent sur le diabète, l’hypertension
— Les maladies non transmissibles et la santé de la reproduction constituent désormais des urgences sanitaires majeures sur le continent africain. À l’occasion d’une conférence internationale de haut niveau organisée par la Fondation Merck, plusieurs Premières Dames d’Afrique se sont réunies par visioconférence pour briser le silence et tirer la sonnette d'alarme. Au centre des débats, les interventions remarquées des Premières Dames d’Angola et du Nigeria ont tracé une feuille de route claire, axée sur la prévention, l'éducation et la prise en charge globale de la femme.
Angola : la Première Dame Ana Dias Lourenço sonne la charge contre les « tueurs silencieux »
Très attendue, S.E. Madame Ana Dias Lourenço, Première Dame de la République d’Angola, a centré son plaidoyer sur deux fléaux en pleine explosion en milieu urbain : le diabète et l’hypertension artérielle. Des pathologies qualifiées à tort de « maladies de riches », mais qui tuent aujourd'hui plus que le paludisme dans certaines villes africaines.
« La gestion du diabète et de l’hypertension ne doit plus être l’affaire des hôpitaux seulement. C’est un combat de famille, d’école, de communauté », a martelé la Première Dame angolaise.
Pour inverser la tendance, Mme Ana Dias Lourenço appelle à une triple action concrète :
- Un dépistage précoce : inciter les populations à faire vérifier régulièrement leur tension et leur glycémie, même en l'absence de tout symptôme apparent.
- Un changement radical des habitudes de vie : promouvoir une alimentation plus saine en réduisant drastiquement l’apport en sel et en sucre, tout en encourageant l'exercice physique, notamment la marche.
- L'éducation dès le plus jeune âge : intégrer ces notions de santé dans le cursus des élèves dès le Collège d’Enseignement Général (CEG) afin que les jeunes deviennent les premiers protecteurs et ambassadeurs de la santé de leurs parents.
Nigeria : un focus sur la santé globale de la femme et la mortalité maternelle
De son côté, la Première Dame du Nigeria a élargi la réflexion à la santé globale de la femme, articulant son intervention autour de la fertilité, de l'embryologie et de la lutte contre la mortalité maternelle.
Abordant la question sensible de la fécondité, elle a plaidé pour un accompagnement psychologique et médical renforcé des couples en difficulté. « Avoir un enfant ne doit pas être un parcours de souffrance », a-t-elle rappelé avec émotion. Elle a également insisté sur l’importance de l'embryologie pour mieux appréhender les mécanismes des neuf mois de grossesse, un levier indispensable pour réduire la mortalité infantile et néonatale.
La Première Dame nigériane a ensuite exprimé son indignation face au taux encore trop élevé de décès évitables de femmes en couche, qualifiant la situation d'anomalie intolérable : « Chaque femme qui meurt en donnant la vie est un échec collectif. » À cet effet, elle a pointé du doigt l’hypertension gestationnelle (survenant pendant la grossesse), qui demeure la première cause de complications graves. En s'adressant directement à la jeune génération, elle a lancé ce message fort : « Prenez soin de votre corps aujourd’hui pour être des mamans en bonne santé demain. »
Le mot d’ordre de la Fondation Merck : prévenir pour sauver des vies
À travers cette synergie de haut niveau, la Fondation Merck et ses illustres partenaires entendent opérer un changement de paradigme sur le continent. Le constat partagé par les Premières Dames est sans appel : l’Afrique ne peut plus se contenter de soigner ; elle doit impérativement prévenir, éduquer et sensibiliser.
« Une femme en bonne santé, c’est une nation en bonne santé », ont conclu les intervenantes sous les applaudissements nourris des participants.
Mounkaila Amadou Adama