Souveraineté et Résilience : Tillabéri fait bloc derrière le CNSP et l’AES
TILLABÉRI – La "capitale du fleuve" a vibré, ce matin, au rythme d’une mobilisation d'envergure. À l’appel des forces vives, des milliers de citoyens ont battu le pavé pour réaffirmer leur soutien indéfectible au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP). Entre appels à la vigilance citoyenne et hommages appuyés à la solidarité sahélienne, les autorités ont tracé la feuille de route d’une souveraineté qui « s’arrache ».
Le serment de la "Capitale du Fleuve"
Dès les premières heures de la matinée, les rues de Tillabéri ont été envahies par une foule compacte : groupements féminins, structures de jeunesse, leaders religieux et chefs traditionnels. Cette marche, clôturée par un meeting géant, se voulait une réponse claire aux pressions extérieures et un témoignage de l'adhésion populaire à la vision du Chef de l'État, le Général d'Armée Abdourahamane Tiani.
L'appel à l'action de l'Administrateur Délégué
C'est le Commissaire divisionnaire de Police Ousseini Amadou Oumarou, en sa qualité d'Administrateur Délégué de la Commune Urbaine de Tillabéri, qui a ouvert le bal des allocutions. Souhaitant la bienvenue aux manifestants dans sa juridiction, il a d'emblée clarifié les enjeux : le soutien au pouvoir de transition ne doit plus se limiter aux mots.
« Il ne faut pas se faire d’illusion : le soutien au CNSP ne doit pas être un simple slogan ni une vue de l’esprit. Il doit être matérialisé par une série d’actions concrètes », a-t-il martelé. Pour le premier responsable de la ville, chaque citoyen doit se muer en défenseur de la dignité nationale, avertissant que la souveraineté est un idéal qui exige un « ordre de bataille » permanent. Sa conclusion a résonné comme un cri de ralliement : « La souveraineté ne se donne pas, elle s’arrache ».
Le Lieutenant-colonel Maina Boukar : « Tillabéri ne pliera pas »
Prenant le relais, le Gouverneur de la région, le Lieutenant-colonel Maina Boukar, a exprimé une émotion visible face à ce qu'il qualifie de « serment d'un peuple ». Il a décliné les trois fronts de la résistance régionale :
- Sécurité : Un appel au « renseignement citoyen » pour appuyer les FDS.
- Économie : La nécessité de relancer la production locale pour rendre la région invincible.
- Unité : Le refus catégorique des divisions face aux ennemis de la Nation.
« Tillabéri restera debout, Tillabéri restera nigérienne », a-t-il lancé, assurant que l’État n’abandonnerait jamais cette région frontalière stratégique.
Solidarité sahélienne : L’hommage au Mali
L’un des moments forts de cette journée a été l’hommage vibrant rendu au Mali. Le Gouverneur a exprimé la profonde douleur de la région suite à l'attaque ayant coûté la vie au Ministre de la Défense malien et à ses compagnons. Pour le Lieutenant-colonel Maina Boukar, cet événement souligne l'importance vitale de l’Alliance des États du Sahel (AES).
« Le sang versé à Bamako est le sang du Sahel. La douleur du Mali est notre douleur », a-t-il déclaré, rappelant que l’AES est le seul rempart pour un Sahel libre et souverain.
Un signal fort
Cette mobilisation, portée par la voix de l'Administrateur Délégué de la commune et du Gouverneur, envoie un signal puissant au-delà des frontières. En clôturant le meeting, les autorités ont promis de relayer ce message de détermination au sommet de l'État, confirmant que Tillabéri demeure, plus que jamais, un bastion de la résistance et du patriotisme nigérien.
Issa Abouba Gagara
Il y a 19hBonne journée